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(de Valentin Villenave)

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Clavinova, mon ami

7 août 2015, 02:43, par Valentin Villenave

Bonsoir Bernard,
je m’en remets à votre expertise ; ce n’est effectivement pas innocemment que j’avais choisi l’exemple de Brahms car ce trio me semble constituer un "cas limite", tant la partie de cor est difficile (à plus forte raison au cor naturel). L’évolution du langage esthétique, harmonique et mélodique, justifie (voire, nécessite) dès cette époque l’apparition d’instruments chromatiques — que Schumann ne rechigne pas à utiliser, d’ailleurs.

Alors certes, il est possible d’arguer (si j’ai bien compris) de ce que le cor naturel — au contraire des pianos du XVIIIe siècle — est déjà un instrument mature et abouti, et en cela ma comparaison est effectivement incorrecte.

Cependant je pourrais émettre l’hypothèse que le choix de Brahms relève ici d’un archaïsme volontaire : d’abord parce que cela lui permet de convoquer l’imaginaire "champêtre" attaché à l’instrument (et de s’inscrire ainsi dans la filiation du premier romantisme allemand), mais aussi et surtout parce qu’il s’emploie manifestement à pousser aussi loin que possible les limites de l’instrument. J’entends par là moins les limites techniques que la recherche formelle consistant à faire correspondre son langage harmonique sophistiqué (chromatique, tonal "élargi", etc.) à une écriture instrumentale limitée aux harmoniques naturelles et corrections de la main droite.

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