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Absence

mercredi 9 janvier 2008, par Valentin Villenave


Bonjour tout le monde,

Bonne année, mes meilleurs vœux et ainsi de suite.

Alors, qu’est-ce qu’on devient ?

C’est une bonne question. Que devenez-vous, comment s’annonce votre année ? Je serais enchanté de pouvoir papoter un peu, que chacun puisse raconter sa vie passionnante, son quotidien ou ses projets.

En ce qui me concerne, je suis absolument débordé de travail (pas que du travail officiel, d’ailleurs, mais c’est un autre problème). Mais si j’ai bien du mal à continuer de poster des billets sur ce Site, c’est surtout par crainte d’être imprécis, inepte ou insipide. En d’autres termes, je compte plus que jamais sur _vos_ contributions ! Que ce soit en répondant aux articles, ou en en écrivant de nouveaux (il faut pour cela cliquer sur "espace privé", tout en bas) ; je ne le répèterai jamais assez mais cet espace est un lieu public, et non mon musée personnel !

État des lieux

Comme vous le remarquerez peut-être, il y a quelque chose d’un tout petit peu nouveau dans la présentation du Site : dorénavant, tous les billets postés dans la rubrique "Expression Libre" (qui, théoriquement, est destinée à accueillir les contributions de tous horizons, et pas seulement mes billets de blog), tous ces billets, disais-je, apparaîtront sur la page d’accueil.

Jusqu’ici, j’avais pris soin de les "cacher" afin d’éviter un trop curieux mélange des genres ; sans doute faudra-t-il clarifier tout cela à l’avenir, par des astuces graphiques par exemple (vous aurez remarqué que chaque rubrique de type "blog" est dotée d’un arrière-plan différent du fond blanc des autres rubriques). Mais le fait est là : ce site est manifestement voué à avoir un certain aspect bazar, fourre-tout, quels que puissent être mes efforts pour qu’il en soit autrement. La plupart des gens qui me connaissent un tant soit peu savent que je me sens en général très à l’aise dans le bazar — ça peut même en être irritant.

Mais d’un autre côté, c’est aussi une façon de se libérer. Si j’avais voulu, par exemple, consacrer entièrement ce site à la théorie de la musique, comme on me l’a conseillé à plusieurs reprises, j’aurais sûrement fini par regretter — et mes visiteurs aussi — de ne pas pouvoir parler de tel ou tel sujet annexe. Et d’ailleurs, la musique n’est pas un objet théorique !

Ma vie est passionnante

Puisque nous sommes ici dans la rubrique "blog", mon Carnet de notes perso, je vais en profiter pour donner l’exemple en racontant ma propre vie (passionnante, comme il se doit).

Comme mes élèves le savent, j’ai donc sollicité un congé d’environ deux mois afin de me consacrer à mes travaux d’écriture. C’est une décision que je reportais depuis plus de deux ans, autant par nécessité de (mal) gagner ma croûte (bin oui, c’est aussi à ça que ça sert) que par sentiment de responsabilité. Mes cours n’ont rien d’exceptionnel, mais je prétends faire mon boulot de façon honnête.

Décision difficile donc, mais que j’ai fini par prendre lorsque j’ai compris que je n’étais plus bon à rien, et pas même à faire ledit boulot correctement.

C’est épuisant, de donner des cours de piano. Je les donne à la chaîne (des journées parfois de onze heures, sans la moindre pause, enchaînant les cours de trente minutes), en tâchant d’être efficace sinon consciencieux.

É-pui-sant. Je ne parle pas des cours en eux-même, mais de tous les à-côtés qui nous compliquent la tâche ; à cela s’ajoute ma manie de déambuler dans la salle sans relâche pendant que les élèves jouent (ça doit être assez pénible pour eux d’ailleurs : c’est tout simplement le seul moyen pour que je reste concentré, attentif, voire simplement éveillé). Quand je rentre le soir, j’ai l’impression d’avoir fait cinquante kilomètres à pied, et forcément, tout cela, comme vous ne l’ignorez pas, ça use, ça use...

Usé

Pour, mettons, un jour de cours que je donne, j’ai besoin de toute la journée du lendemain pour récupérer. C’est un métier vraiment plaisant (pour peu qu’on l’exerce dans des conditions décentes, et je ne parle pas que des conditions matérielles), que j’ai eu la chance de pouvoir exercer avant même d’être majeur, et par lequel j’ai aujourd’hui la chance d’avoir (à peine) de quoi acheter mes spaghettis ; mais il exige une mobilisation assez considérable, particulièrement lorsque, jeune prof, on est (littéralement) à la merci de tout problème (hum... quand on me dit "cours de piano" et "problème" dans une même phrase, en général il y a le terme "parent d’élève" pas loin après dans ladite phrase).

Bref, ne plus pouvoir écrire est une chose, ne plus rien pouvoir faire en est une autre. J’avais besoin de temps, de calme ; de quoi recharger les batteries et parvenir à se concentrer un peu. J’ai fini par préférer être absent pour de vrai, plutôt que d’être encore physiquement là mais sans être véritablement à l’écoute (plutôt gênant pour un prof de piano).

Dans l’immédiat, j’espère que ce site puisse rester vivant et même animé. Je dis j’espère, pour deux raisons. La première est la quantité certaine de travail et de préoccupations qui m’incombe en ce moment. La deuxième est que bien évidemment, aucun site ne reste vivant sans ses visiteurs, voire participants.

Je crois que le message est passé à ce stade, aussi vais-je me retenir de répéter tout cela une dixième fois.

Bon mois de janvier à tou(te)s. Je vous adresse mes meilleures pensées et vous dis

À bientôt !

Valentin

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