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Clavinova, mon ami

mardi 23 octobre 2007, par Valentin Villenave

De quoi s’agit-il ?

( 1051 mots.)

Tous les maux, mêmes les pires douleurs, ont un point commun : ça va mieux quand on en parle.

 Petite séquence introductive

Chaque année, je vois défiler de nouveaux élèves, de nouveaux parents, qui ont eu la brillante idée de « commencer le piano ».

Certes.

Ils sont là, devant moi, tout sourires, quasi émerveillés de découvrir enfin en chair et en os un Authentique Prof de Piano (et quel prof !).

Jusqu’à ce que je pose La question.

"Hmmm.

...et... vous avez un piano, je présume..."

Alors là, comme le dit une excellente blague que je vous raconterai peut-être un jour en juin, deux choses peuvent se présenter.

Mais passons directement à la deuxième (la plus courante).

Les yeux ronds, la désillusion ; qui pourra dire le poids du désarroi brutal et âpre qui s’abat soudain sur eux. (Quand ils ne me demandent pas –je l’entends fréquemment : « Ah... Parce qu’il faut avoir un piano ? »)

 Dure réalité

Si dure qu’elle soit, je suis pourtant bien obligé d’asséner la vérité à ces parents, à ces élèves. Je le fais avec ménagement, avec compassion, mais rien ne saurait atténuer la tragique révélation.

Oui.

Il FAUT un piano.

Désolé.

Le piano, au demeurant, est l’un des instruments les moins démocratiques, et pourtant le plus joué – ce qui en dit long sur l’optique dans laquelle l’on pratique la musique dans notre beau pays. Ou sur les qualités intrinsèques de cet instrument, c’est possible aussi.

À condition, naturellement, que nous parlions du même instrument.

Car une solution existe, dit-on.

Bien moins cher que le piano, dit-on.

Moins cher, moins encombrant, moins bruyant, moins tout.

Dit-on.

Mais attention, attention – promis, juré, craché – AUSSI BIEN que le piano. Natürlich.

 Clavinova, unique objet de mon ressentiment

Écoutez donc. Ça a le même son. Regardez donc. Ça a les mêmes pédales. Comptez donc. Ça a le même nombre de touches.

Le CLA-VI-NO-VA !

Merveille du génie japonais. Bon, on ne s’attardera pas trop sur le thème « le Clavinova démocratise la pratique du piano », ça fait long feu hein. Pardon ? Vous voulez quand même qu’on s’y attarde ?

Le Clavinova, argues-tu ami lecteur, est moins cher.

Certes. Tu pourras aisément, du reste, t’en rendre compte dans ton magasin de musique habituel.

Mais as-tu essayé, seulement essayé, de trouver un Clavinova d’occasion, histoire d’économiser encore un peu de ta chandelle ?

Oui ? En as-tu trouvé un ?

Oui ? En as-tu acheté un ?

Oui ?

AAAh, me voilà bien attrapé, flûte. Maintenant réponds sans mentir à la question suivante : ce Clavinova que tu t’es procuré d’occasion, qu’une bonne âme a consenti à remettre à l’eau après s’être échinée (en vain) dessus pendant quelques années, pour le troquer contre un magnifique guéridon (sans toutefois l’abandonner à la casse parce que quand même, si l’on peut se faire un peu de sous sur eBay en plus, faut pas cracher dessus), ce Clavinova, dis-je, a-t-il toutes ses touches ?

Oui ? AAAh, flûte derechef. Maintenant, en es-tu sûr ?

Peux-tu, histoire de rire un peu, essayer d’aller appuyer sur le do3 juste pour voir, la touche juste au milieu, là ?

Quoi ? La touche ne s’enfonce pas ?

Mmm, flûte alors. dommage pour toi.

Enfin, heureusement tu sais déjà ce qu’il te reste à faire.

 Attrape-... mouches (et je suis gentil)

Maintenant, tu as donc ton Clavinova toubotouneuf. Que tu as payé plus cher qu’un honorable piano d’occasion avec de vraies touches et de vraies cordes, mais c’est là un autre problème (qu’on ne vienne plus jamais m’avancer l’argument du prix).

Tu apprends à jouer au piano. Très bien. Tu places tes doigts sur les touches, et tu appuies. À la bonne heure.

Pardon ? Tu n’apprends pas à jouer au piano ? mais à jouer du piano ? Maimaimaimais qu’en voilà une idée qu’elle est bonne ! Et, dis-moi ami lecteur, qu’apprends-tu donc à jouer céans ?

La Sonate au Clair de Lune [1]... Très bien ; bravo ! (au passage, tu penseras à me passer un coup de fil lorsque tu dépasseras les quatre premières mesures – mais c’est là un autre problème).

Bon. Tu vois donc que la main gauche a de longues notes tenues (oui ça s’appelle des rondes, bravo).

Mais ces octaves, tu pourrais par exemple leur donner une impulsion du poignet, histoire de les faire sonner de façon plus pleine et plus profonde. Comment ? Tu n’entends pas la différence ? Alors explique-moi pourquoi, toi qui as un toubotouneuf Clavinova que c’est aussi bien qu’un piano, tu entends la différence quand on est en cours, et que tu ne peux la reproduire chez toi – mais là n’est pas la question. Si ça se trouve, après tout et c’est ton droit, tu n’es qu’un boulet sans oreille et sans sensibilité musicale, et ce genre de subtilités te passent au-dessus de la tête.

Faisons donc comme si tu l’entendais, la différence. Tu te mets donc en devoir de faire sonner tes graves dans la pédale, puis de laisser la main gauche en suspens pendant que ta main droite égrène ces si bouleversants arpèges qu’on dirait presque la musique de la Leçon de Piano... Et ? Et quoi ? Et rien. Nous n’en sommes qu’au troisième temps de la mesure, et déjà l’on n’entend plus ta note grave. Flûtalors.

Tu auras sûrement, Sigmund appelle ça le déni, des tas d’explications et de solutions à me proposer.

  • Il suffit de taper plus fort avec la main gauche, et de la tenir solidement enfoncée.
  • Il suffit de jouer plus vite la main droite, pour que la note grave n’ait pas le temps de s’éteindre.
  • Il suffit de monter le son du Clavinova (ma préférée).

La vérité, et tu l’as déjà compris malgré tes pathétiques mais touchantes dénégations, est que tu t’es fait avoir jusqu’au trognon.

Ami lecteur.

Eh oui.

Je te l’avais dit pourtant.

Il FAUT un piano.

Valentin

Notes

[1] Fonctionne aussi avec la lettre à Élise


45 Messages de forum

  • Clavinova, mon ami 25 octobre 2007 17:17, par Jérémie P.

    Rendez-vous au Connétable le 20 novembre prochain pour une démonstration de force de cette théorie !
    http://myspace.com/jeremiepetit

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    • Clavinova, mon ami 4 janvier 2009 14:38

      bonjour,
      Quand je vois ce genre de conneries je me dit que l’auteur doit etre sacrement abruti.
      Mais effectivement tout le monde habite au RDC sans ascenseur pour porter un piano de 200 kg . Que tout ceux qui habite avec celui qui apprend le piano sont sourd. Il a donc tout loisir de recommencer ces exercices sans embeter personne. que tout le monde peut faire accorder son piano tous les 5 minutes. et de toute facon un vrai piano coute plus cher qu’un clavinova.
      Mais pourquoi depenser des sous dans un vrai piano si c’est pour arreter dans 2 ans.
      Mais j’oubliais je suis un naze et l’auteur est un dieu.

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      • Pour répondre poliment... 4 janvier 2009 22:50, par Valentin Villenave

        Bonjour et merci pour votre contribution assez peu polie. Quelques remarques :

        J’en conclus que chez vous il n’y a ni frigidaire, ni machine à laver (comme dit la chanson), ni aucun mobilier d’aucune sorte (parce que quand on n’habite pas au RDC sans ascenseur, il faudrait être « sacrément abruti »).

        Ah, le critère du prix. J’ouvre le premier lien sur Google et je trouve des Clavinova de 1320 (pour les moins chers) à 3600 €. Libre à vous de trouver cela avantageux ; en ce qui me concerne c’est le double ou le quadruple du prix de mon piano (avec des cordes dedans).

        Parce que ce que vous ne mentionnez pas, c’est que les « pianos numériques » ayant une durée de vie bien inférieure aux vrais instruments, on n’en trouve que rarement d’occasion (et même alors, ils sont bien plus chers qu’un piano d’occasion).

        Enfin, dans un environnement familial où la pratique de la musique (ou des disciplines artistiques au sens large) ne se conçoit que comme un « embêtement » de l’entourage, je ne sais pas si changer d’instrument est la vraie solution pour s’épanouir. (En fait, j’en doute assez sérieusement au vu de votre pronostic de « deux ans », ainsi que du peu de valeur que vous semblez accorder à l’expérience d’un professeur de piano.)

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  • Clavinova, mon ami 8 février 2009 22:56, par Marie-Caroline

    éh, éh ...après le choc de la possession recommandée d’un piano, rechoc quand les parents réalisent qu’il faut non seulement l’avoir, ce piano, mais aussi l’utiliser tous les jours et non pas juste avant le cours...nous autres, profdepiano, sommes une belle bande de sadiques.Et en plus NOUS NE VOULONS PAS ENTENDRE LASONATEAUCLAIRDELUNELAMARCHETURQUELALETTREAELISELEPREMIERPRELUDEENDON­ONNONETNONMARREDUMASSACRE

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    • Clavinova, mon ami 9 février 2009 09:54, par Valentin Villenave

      Ne regardez pas tout de suite, mais vous avez oublié Amélie Poulain, La leçon de piano et Titanic...

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      • Clavinova, mon ami 10 février 2009 00:45, par Marie-Caroline

        Ah oui, exact,voila ma vigilance éveillée.Et comme un de mes élèves,ou interlocuteur apprenant pour parler correctement(! !!) a adoré le thème de Dieu..-Coupons çà...-, il va me falloir l’adapter à ses petites mains et qui sait, dans quelques années, je l’ajouterai à la liste...allez, sans rancune ,et brulons çà...

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  • Clavinova, mon ami 10 février 2009 13:42

    Certes un clavinova ne peut pas etre joué comme notre noble instrument,

    Certes les émotions en sont plus creuses..

    Certes les résonances sont limitées voir absentes...

    Le produit électronique, aussi réussi soit il, ne rendra jamais l’âme de notre instrument de bois et de corde...personne n’en doute...

    J’ai eu la chance de joué des Steinways, des Pleyels et d’autres encores...somptueux !

    Je suis étudiant ( et la situation financière qui va avec), habite un appartement qui me permet d’entendre parfois la conversation de mes proches voisins. Pour trouver un poste professionnel définitif, je vais devoir déménager régulièrement dans les prochaines années... en France, en Europe, outre Athlantique, que sais je ?...

    Acheter un Piano ? financièrement impossible...
    S’attacher à un instrument et le céder d’ici peu ?... difficile à concevoir...
    Jouer en rentrant du travail aux alentours de 21H00 ?(aux heures ou la TV nous offre ses plus beaux programmes culturels !). Je suis certain que mes voisins, aussi mélomanes soient ils le dimanche après midi pour Johny Haliday, adoreraient...
    Ne plus jouer ?... Impensable

    Alors oui, la Pathétique à beaucoup moins d’allure, les Nocturnes sonnent un peu plats... MAIS ILS SONNENT, ...
    ... et ce grâce à un peu d’électronique...

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    • Clavinova, mon ami 10 février 2009 23:59, par Valentin Villenave

      Hum.

      Pour revenir au sujet de ce billet (qui rencontre décidément un succès aussi tardif que soudain), mon propos était avant tout de décrire — une fois de plus — les inépuisables et ineffables joies du professeur de piano lambda (moi ou qui que ce soit d’autre) face aux jeunes élèves dont les parents trouvent très bien qu’ils « fassent du piano », mais ne jugent pas nécessaire d’assumer ce choix autrement que comme une activité lointaine, récréative et vaguement culturelle.

      Vous qui avez (je vous envie) eu la « chance » (je reprends vos mots) de fréquenter des pianos dignes de ce nom, vous êtes à même de mesurer (et de décrire, ce que vous faites fort bien) le décalage et la perte que représente tout clavier sans cordes derrière.

      Il en va tout autrement pour un élève dont c’est le premier contact avec « le » piano, mais également avec la musique écrite, les cultures du passé et ainsi de suite : faire de cette première expérience quelque chose d’anodin et (à l’aune de ce qu’est la musique) frustrant, c’est prendre la responsabilité de la dévalorisation qui ne peut manquer d’en découler.

      Plus qu’un mal en soi, le Clavinova est un symptôme : symptôme (dans les cas les plus rares) de décalages sociaux, symptôme (le plus souvent) d’une pratique culturelle que l’on ne veut pas se donner les moyens de faire vivre.

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  • Clavinova, mon ami 4 septembre 2009 10:50

    Pourquoi polémiquer de façon haineuse sur le Clavinova.
    J’en ai acheté un neuf à ma fille lorsqu’elle a débuté le piano. Non pas pour faire des économies, (7500 € en 2002 ou 2003) mais parce que c’est absolument génial et ludique pour un enfant (à condition d’être secondé par un adulte capable de comprendre la documentation).
    Cet instrument est un vrai orchestre à lui tout seul (table de mixage 16 pistes et effets spéciaux compris) et si ma gamine aime la musique, c’est certainement parce que son instrument lui a permis de faire plus que du piano (composition de morceaux à plusieurs instruments).
    Sinon côté piano, ma fille a cloturé sa 3e année de conservatoire cette année avec mention très bien à l’unanimité du jury, bien qu’elle joue quasi exclusivement sur son clavinova.
    Elle a eu cependant l’intelligence de répondre à son professeur de piano qui lui à demandé lors de la première leçon la première année : « as-tu un piano à la maison ? »
    « Bien sur ! » et elle s’est empressé de donner une marque et un modèle que je lui avais montré dans un catalogue.

    Dernière remarque : Nous avons eu un problème de clavier (le do3 effectivement), YAMAHA a changé le clavier hors garantie sans rechigner (coût 1600 € en 2006).

    Alors pas de sectarisme et vive la musique !

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    • Clavinova, mon ami 5 septembre 2009 18:34, par Valentin Villenave

      Votre enthousiasme fait plaisir à lire, même si je ne le partage pas de la même façon que vous.

      Je ne dénie aucunement aux claviers (quels qu’ils soient) un possible attrait de type « jeu électronique », avec des boutons qu’on peut manipuler et des options qu’on peut trafiquer. Vous employez le terme « ludique » et c’est à peu près le seul mot sur lequel je peux m’accorder avec vous ; il y a, c’est certain, des possibilités de s’amuser, et même de manière créative.

      Au demeurant, j’attire votre attention sur l’inventivité de beaucoup d’enfants, qui peut leur permettre d’être créatifs même sans attirail technologique (a minima, du papier et des crayons peuvent suffire).

      Là où je dois cesser de vous rejoindre, c’est dans le choix des termes suivants : « instruments », « orchestre », « composition ». Il me paraît erroné (voire préjudiciable d’un point de vue artistique) de confondre allègrement la musique « en boîte » et la pratique musicale « vivante ».

      Je ne nie absolument pas que la musique synthétique puisse constituer une forme de création parfaitement valable et digne d’intérêt (voir à ce titre mon long article sur la musique algorithmique) ; je dois juste, en tant que musicien et professeur de piano, m’insurger de toutes mes forces contre le raisonnement facile (et largement rabâché par les marchands en tous genres) qui consiste à présenter les Clavinovas de tous poils comme des « équivalents », voire — pire — des « progrès » par rapport aux instruments acoustiques.

      Enfin, pour la deuxième fois dans les commentaires de cet article, je dois avouer ma perplexité la plus totale quant à la manière dont des parents semblent envisager la pratique musicale de leurs enfants. Un commentaire plus haut employait le terme « embêter » ; pour votre part vous semblez concevoir une certaine fierté du fait que votre enfant mente délibérément (et peut-être contre son propre intérêt) à son professeur. Qu’un professeur mérite (cela arrive) ou non d’être ainsi méprisé, ça n’est de toute façon pas rassurant quant à la relation pédagogique élève/professeur, et à la qualité à long terme de l’apprentissage artistique.

      J’indiquais plus haut que je voyais en le Clavinova un « symptôme » ; il m’est donc difficile en vous lisant de ne pas me sentir confirmé dans cette hypothèse.

      Tous mes encouragements, quoiqu’il en soit, pour l’avenir musical de votre fille.

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  • Alalala... les ignorants.. 13 mars 2010 15:08, par Jacques

    Eh non mr. le claviniste.. j’ai pas « le » piano..
    Mais j’ai quand même un clavier qui me procurait autant plaisir. Certes pas les 88 touches du Clavinova mais seulement 61 d’un Yamaha PSR-3000.. ;-). Mais les mêmes styles d’accompagnements et sons/voices dont l’excelent Grand Piano. Mais si j’avait la place et c’etait moins lourds pour transporté ( tous les WE ) j’aurais surement succombé pour un CVP-409GP !!
    Le jour que vous lirais ce quelque lignes d’un musicien/amateur j’ai changer mon bon vieux 3000 pour le grand frère l’excelent Tyros III.
    Mais qui sait quand j’aurais l’age de la retraite... a moi le... :-)

    Amicalement
    Jacques

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    • Alalala... les ignorants.. 13 mars 2010 17:53, par Valentin Villenave

      Vous avez bien raison. Mais je vous ai moi-même battu pour ce qui est de la transportabilité : voici ce que je me suis fait offrir pour mes vingt-cinq ans.

      Ne manquez pas mon prochain article : Mélodica, mon amour ! :-)

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    • Alalala... les ignorants.. 1er février 11:48, par NmoMeBWpIBWHo

      You’re paobrbly … You’re paobrbly answering that question in one of your future episodes or have answered it already. In case you don’t/didn’t : does Passive Mob spawning still work the same in 1.0 ? I heard somewhere that there is now a limited amount of animals per chunk or something like that. (I tried finding out more by myself, but somehow my usually good skills of finding things on the Internet, have deserted me… So I figured, ask Doc, he might tell ya if he has time.)

      Voir en ligne : WovuvHkwQbTe

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  • Clavinova, mon ami 1er avril 2010 12:20

    Je suis moi même pianiste. S’il est certain que le meilleur piano numérique ne peut pas égaler un vrai piano au niveau du son, ça reste un très bon palliatif pour ceux qui ne peuvent pas avoir de vrai piano (càd pour pouvoir jouer au casque !). Et ça reste beaucoup moins cher. Pour 1000€ voire moins on peut avoir un bon piano numérique, neuf ou d’occase. Pour ce prix la, que peut on espérer avoir en vrai piano ? Un piano d’études d’occase minable ? Qui va sonner comme une casserole ? Qui exigera un laborieux accordage sans arrêt ? Qui va perdre tous ses placages ?

    Bref, cet article est une merveille d’arrogance, de prétention et de sectarisme, et je ne souhaite à personne d’avoir son auteur pour professeur !

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    • Clavinova, mon ami 1er avril 2010 13:24, par Valentin Villenave

      Pour ma part, je serais simplement curieux de savoir ce que vous entendez par « pianiste »...

      (Enfin, pas vraiment, en même temps.)

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      • Clavinova, mon ami 2 avril 2010 12:34

        Sans aucun doute vous êtes un pianiste bien plus averti que moi. Néanmoins je sais entendre et comprendre la différence entre un piano numérique et un vrai piano, au niveau du son, de l’expressivité, du toucher. Ca ne m’empêche pas, contrairement à vous, de comprendre l’utilité - et les qualités intrinsèques - du numérique ! Bien sur, il est fondamental que l’élève joue sur un vrai piano, et c’est ce qu’il fait au moins une fois par semaine chez son professeur. Ce qui lui permettra justement de comprendre la différence et les limitations inhérentes au numérique, au niveau du son, de l’expression (ce que tout le monde ne peut pas comprendre sinon).

        Mais peut être pensiez vous au cas des professeurs à domicile ? Ce qui voudrait dire que l’élève ne jouerait jamais sur un vrai piano ? Auquel cas évidemment c’est à proscrire.

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        • Clavinova, mon ami 2 avril 2010 14:42, par Valentin Villenave

          Passer d’un piano à un autre une fois par semaine (voire davantage dans le cas de concerts, de répétitions ailleurs qu’à la maison, etc.) est déjà suffisamment perturbant, sinon traumatisant, pour la plupart des élèves pianistes.

          Passer d’un instrument à un autre (même en admettant, comme vous le faites, qu’un clavier numérique soit un instrument à part entière et quelles que soient ses « qualités intrinsèques »), c’est un peu comme si vous répétiez avec une clarinette et qu’on vous collait un saxophone entre les mains le jour du cours... Nombre de mes élèves sont dans ce cas, et c’est précisément leur frustration dont j’ai voulu rendre compte ci-dessus.

          Pour quitter le domaine de la musique, la différence entre un clavier synthétique et un piano est très exactement la même que celle qu’il y a entre un jeu vidéo de voitures et la conduite d’une véritable automobile. On peut apprécier le degré de réalisme de la simulation, la taille de l’écran, la fidélité du volant en plastique ou du pédalier, mais à mon sens il serait soit illusoire, soit malhonnête, de prétendre que cela vous prépare effectivement à la situation dans laquelle vous vous trouverez le jour où vous serez sur la route.

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  • Clavinova, mon ami 5 juillet 2010 13:34

    Bonjour à toutes et tous.
    En ce qui me concerne, j’aurais certainement bien aimé un prof de piano qui défend de toutes ses forces son noble instrument.
    Je ne joue pas grand chose au piano, car j’ai eu un prof du type Clavinova, je joue de la guitare pour l’amusement, pour donner un exemple sur mes instrument, il y a Fender, Gibson et autre Martin, je trouve que ca sonne bien mieux que du Chinois, cependant ca porte le même nom, je présume qu’il en est de même pour les pianos.
    Maintenant, il y a les cas par cas, que veut jouer l’élève ????? si c’est pour un groupe, transporter un piano n’est pas simple, ca c’est une autre question, c’est plutôt claviériste, mais je ne pense pas que c’est le même registre.
    Oui Monsieur, j’aurais aimé avoir un prof comme vous, au moins vous donnez la garantie de vouloir transmettre votre savoir, ce n’est pas le cas de tout le monde, que demander de plus.....

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  • Clavinova, mon ami 18 août 2010 20:30, par Val

    Bonjour,

    Sans vouloir être désagréable, j’ai l’impression que - je découvre à peine ce blog, ne m’en voulez pas si mon jugement vous semble hâtif - des années d’enseignement du piano (au piano ?) vous ont rendu un peu blasé, un poil élitiste, voire - oserais-je ? - aigri.
    Je me trompe certainement ; vous ne manquerez pas de faire un commentaire acerbe à ce propos en me répondant.

    Je suis pianiste. Dans le sens où je fais du piano.

    Oh, je ne suis pas pianiste professionnel bien sûr, et j’ai même un niveau assez moyen, je suis le premier à l’admettre.

    Mais rien ne m’enchante plus que la vue (et l’écoute) d’un piano, et je peux rarement résister à l’envie de m’asseoir pour presser quelques notes quand j’en vois un.

    Ce qui m’a donné l’envie de faire du piano à l’âge de 7 ans, c’est - tenez-vous bien ! - La Lettre à Élise (ou plutôt Für Elise, entre nous).
    Bien sûr, j’ai découvert beaucoup d’autres morceaux depuis, comme Fantaisie Impromptu, Clair de Lune, ou The Entertainer (je ne sais pas si ces morceaux ont grâce à vos oreilles, ou bien s’ils font partie de la catégorie ASSEZMARREDUMASSACRE).
    Mais j’aime aussi Sur le Fil de Yann Tiersen, ou Le Sacrifice de Michael Nyman !...

    J’ai un Clavinova, modèle CLP-920, acheté d’occasion pour environ 250€. Et - croyez-le ou non - toutes les touches fonctionnent.
    Le son et le toucher sont plus que corrects à mon goût (avez-vous déjà donné une chance aux derniers modèles ?...), et je trouve même que la résonance est meilleure que le vieux piano demi-queue auquel j’ai accès à mon université.

    Je ne peux pas me payer un piano droit pour toutes les raisons précédemment citées (coût, encombrement, accordage, etc.). Je vis à l’étranger, et je déménage presque chaque année.
    Je passerai sur le fait que je peux utiliser un casque, ou accompagner un violon ou une trompette à l’orgue maintenant.

    Bien sûr, je rêve aussi un jour d’un piano à queue Steinway trônant en plein cœur de mon salon de 70 m2. Comme je rêve également de pouvoir jouer un jour la Sonate au Clair de Lune de Beethoven (...le troisième mouvement).

    Tous ceux qui entreprennent de se mettre au piano n’ont pas vocation à devenir des virtuoses ; oui le piano peut rester un hobby, un loisir !...
    Et si le piano numérique a pu populariser la pratique piano, je m’en réjouis...

    Et vous devriez aussi ! ;-)

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    • Clavinova, mon ami 18 août 2010 23:29, par Valentin Villenave

      Je ne suis pas insensible à ce genre d’arguments ; du reste j’ai déjà tenté d’exposer combien la distinction arbitraire entre « amateurs » et prétendus « professionnels » m’horrifie et m’horripile. Il me semble que ce serait se méprendre que de confondre exigence et élitisme.

      D’ailleurs le « MARREDUMASSACRE » ci-dessus n’est pas de moi ; même si je peux comprendre la collègue qui a écrit cela, je suis le premier à trouver que le Für Elise de Beethoven est un bien joli morceau (à condition de se frotter à la véritable partition, et de ne pas se satisfaire d’une version « simplifiée » à deux francs cinquante, mais c’est là un autre problème — d’ailleurs pas sans similitudes avec celui qui nous occupe ici : d’un côté l’ersatz et la facilité, de l’autre un souci d’exigence artistique et de respect, certes au prix d’une difficulté plus grande — mais je dérive).

      Cependant je vous ferai la même réponse qu’à un précédent commentaire : vous avez, à l’évidence, la chance de pouvoir apprécier le Clavinova en ayant _déjà_ fréquenté de « vrais » pianos, avec lesquels vous le comparez même. Les enfants qui débutent sur un tel instrument (car je veux bien admettre que les claviers électroniques soient des instruments à part entière, simplement ce ne sont pas des pianos) n’ont pas cette chance, et il me semble important de devoir expliquer ce point très tôt aux parents d’élèves.

      Dans le cas des enfants ou des débutants quel que soit leur âge,j’attache énormément d’importance (c’est peut-être le seul point sur lequel je ne sois pas encore blasé ni aigri) au moment que constitue la _découverte_ du piano, voire, de la musique en général. Prendre le risque (pour des raisons pas toujours entièrement honnêtes, voir l’argument du prix que j’ai démonté à plusieurs reprises ci-dessus) d’appauvrir cette découverte, me semble regrettable et, trop souvent, peu favorable à l’avenir musical ou artistique de l’élève en question.

      J’espère ne pas vous avoir répondu de façon trop acerbe :)

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  • Clavinova, mon ami 13 octobre 2010 14:22

    J’aurais beaucoup à dire (comme tout le monde !) sur le sujet, mais juste une chose pour le moment : entre l’article lui-même qui date de 2007, objectivement assez arrogant et méprisant dans son ton comme dans son contenu, et les dernières réponses de l’auteur (nettement plus contemporaines), on peut constater :

    * que l’échange et la discussion permettent d’affiner et nuancer les jugements, ce qui est une bonne chose pour tout le monde
    * que depuis 2007, en matière d’instruments électroniques les prix ont encore baissé et la technique s’est encore améliorée, ce qui est aussi une bonne chose pour tout le monde, oups pardon, pour tous ceux qui pour raisons X ou Y ne veulent ou ne peuvent s’offrir un acoustique fût-il d’occase et sonnant comme une casserole

    Allez, une anecdote tout de même : il y a un an, quand j’ai commencé les leçons de piano (avec un acoustique vraiment pas terrible mais qui « sonne riche » comme tout acoustique, fort de toutes ses harmoniques plus ou moins agréables, et son clavier fatigué mais « tellement mécanique que c’est un plaisir d’imaginer les vrais marteaux frapper les vraies cordes »), la prof m’a évidemment demandé si j’avais un piano, et quand j’ai dit « oui, un numérique, mais quand-même avec un clavier lourd et un toucher dynamique », sa seule réponse sur le sujet a été « ha, comme j’aimerais en avoir un pour jouer le soir ! » (sous-entendu : « en plus de mon acoustique » évidemment).

    J’imagine - et rêve - qu’un jour (dans quelques années ?), elle me dira « il serait bien que vous passiez à un bon acoustique ».
    En attendant elle apprécie ma progression et m’en félicite parfois, et moi j’adore mon CLP370 !

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  • Clavinova, mon ami 16 octobre 2010 21:12, par Lanel

    Encore un exemple de l’ouverture d’esprit du monde de la musique ... Heureusement que ça commence à bouger doucement ...
    Nous avons 3 enfants (4, 5 et 6 ans), nous hébergeons pour 1 an mon beau frère, sa femme et ses 2 enfants. Tout ce petit monde cohabite en paix avec 2 guitares, 1 alto et 1 violon en libre service. Le cadeau de noël familial sera : un piano. Mais quel piano ??? Certains soir je m’entends dire : « pas d’alto aujourd’hui ou alors dans la chambre » (oui je travaille dans une classe de 22 nains de jardins et ma tête bourdonne parfois ...) Mais un piano ? Va-t-on pouvoir le transporter dans une chambre ? Vraisemblablement non ... Mais non je ne veux pas m’entendre dire : « ce soir pas de piano ... » Et moi ? Je n’ai pas le droit d’en jouer du piano ? Le soir ? Seul moment de libre ... quand les enfants dorment ...
    Oui on a envie d’un piano qui vit, oui on a envie d’un piano qui vibre, oui on a envie d’un piano qui sent le bois, oui mais ... Y’a toujours un mais ! Et les mais, vaut mieux s’en préoccuper en préventif plutôt qu’en curatif ... Alors oui nous allons le faire ! Nous allons acheter un piano numérique !!!! Bouhhhh pas bien ! Ce ne sera peut-être pas aussi bien qu’un vrai mais TOUT le monde pourra en jouer TOUT le temps ! Même le babillage d’un tout jeune débutant qui s’amuse à faire du bruit plus que de la musique, rien que pour le plaisir personnel ! Sans Censure ! Aucune ! Ce n’est pas cela aussi le plaisir de la musique ? Parce que nos enfants ils adorent « jouer » du violon ... Nous adorons les regarder prendre plaisir ... Mais beaucoup moins les entendre ... Et les débuts à cet âge ... C’est assez long ...

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  • Clavinova, mon ami 24 décembre 2010 09:59, par Isidore

    Un 24 décembre, je lis cet article et tous les commentaires : des recherches sur les prix des clavinova m’ont amené ici. Je souhaite en effet conseiller quelqu’un dans son achat d’un piano numérique pour sa fille, en ce noël 2010.

    Cher auteur,
    aujourd’hui, le combat n’est pas « acoustique » ou « numérique ». Cela fait 17 ans que je joue uniquement au casque en appartement, et tout autant d’années que j’ai la nostalgie d’un vrai. Mais voilà, le numérique est la seule solution pour beaucoup de gens.

    Maintenant, le combat, c’est de défendre « numérique + 88 touches + touché Marteau lourd ». En effet, les parents pris dans la spirale de la consommation, de la mode du jetable reluquent plutôt les claviers à 150€ (61 touches, léger et un son heu.... de merde) dans les supermarchés. Il est impossible qu’un enfant s’investisse dans l’apprentissage sur un tel engin. Ce jouet sera alors vite délaissé, l’enfant retournant devant la console vidéo dont l’investissement parentale est bien plus élevé : wii:200€+ tv:600€+ 60€/jeu (et encore, je minore).

    Soyez déjà satisfait d’avoir des élèves ayant un clavinova ! Je recommande la lecture intégrale de cette page pour se convaincre d’en acheter un !

    bien à vous,
    un musicien amateur.
    p.s. Aussi, j’aimerais bien connaître le plan de celui qui a acheté un CLP-920 d’occas à 250 euros, c’est vraiment pas cher !

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    • Clavinova, mon ami 24 décembre 2010 16:31, par Valentin Villenave

      Pour 61 touches, je suis persuadé que l’on peut trouver moins cher que 150€. Au demeurant, je ne suis pas sûr de vous suivre quant à votre constat que « le combat n’est plus là » : une bouse de 5 octaves avec 99 sons pré-enregistrés et autant de « styles d’accompagnements » tout-prêts n’est pas, et n’a jamais tenté de se faire passer pour, un piano. Au contraire, un Clavinova® ou apparenté, se vend sous l’appellation (trompeuse à mon sens) « piano numérique » : c’est là la seule raison de mon article.

      Vous parlez, à juste titre, de « culture du jetable ». Le Clavinova, de par sa conception et sa facture technique, n’est en rien plus pérenne qu’un synthétiseur dix fois moins cher (évidemment, tout dépend de comment on le traite). On s’en débarrassera peut-être moins le cœur léger, car cela ressemble un peu plus à un meuble... C’est tout.

      Je suis moi-même l’heureux possesseur d’un synthétiseur de 61 touches, acheté pour quelques dizaines d’euros dans un grand magasin, avec lequel j’ai fait mumuse avec plaisir (je m’en suis même servi en concert, à l’époque où je faisais « de la variété » !) et dont il m’est également arrivé de me servir pour sa sortie MIDI (conjointement avec un synthétiseur logiciel).

      • Je sais, vous savez et tout le monde sait, que cet objet ne pourrait en aucun cas être appelé « piano » (tout juste « clavier », à l’extrême rigueur).
      • Je sais, vous savez et tout le monde sait (à moins d’une mauvaise foi considérable), que ce n’est pas avec cet engin que vous pourrez apprendre à jouer du *piano*.

      Le titre de ce billet est donc, et demeurera, « Clavinova mon ami », pour tous les faux espoirs et les vraies frustrations qu’apportent à leurs victimes (consentantes) les « pianos » numériques, quels que puissent être leurs arguments de vente et les faux-semblants derrière lesquels ils se cachent (toucher lourd ! son digital ! touches grandeur réelle ! effet surround !). Et ne vous y méprenez pas : le Clavinova est mon ami... tant que l’on ne tente pas de le faire passer pour un piano.

      Joyeux Noël à vous.

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      • Clavinova, mon ami 17 janvier 2011 20:40

        Finalement, le clavinova est au Piano, ce que cet article est à la critique constructive et objective... J’ai eu un prof de piano, qui me regardait de haut, toujours drapé de sa suffisance, qui m’a fait comprendre que je n’avais ni le matériel (un pauvre clavier dans mes moyens), ni les ambitions d’un vrai pianiste, parce que je jouais .... pour moi... qui a réussi à m’en dégouter ...

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      • Clavinova, mon ami 2 janvier 17:13

        Bonjour,

        Avant de déverser tant de fadaises sur les PIANOS numériques, commencez par en acheter un qui vaut un peu plus que quelques dizaines d’euros, après vous pourrez en parler.
        Dans l’immédiat, votre seul droit, en tant qu’ignare, c’est de lire et de vous taire.
        Pour parler de quelque chose, il faut savoir de quoi on parle.
        Si on sait pas on s’abstient, ça évite de dire n’importe quoi et de passer pour un crétin.
        J’ai 62 ans, PIANISTE depuis 40 ans et je m’éclate prodigieusement avec un Yamaha P-155 et un Yamaha Tyros 3. Je joue de la variété et du classique, principalement du Chopin et je me prétends PIANISTE, même si je joues sur des instrument numérique.
        Tiens, vous en connaissez un rayon en matière de piano numérique, renseigner vous sur les Roland V- piano et V-piano grand il sont un tout petit peu plus cher que quelques dizaines d’euros.

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        • Clavinova, mon ami 4 janvier 11:49, par Valentin Villenave

          Laissez moi récapituler : « Chopin » est « du classique ». Et vous vous « prétendez pianiste ».

          Je crois que tout est dit dans le choix du verbe. Question suivante ?

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  • Clavinova, mon ami 20 juillet 2011 11:39, par Valentin Villenave

    Je reçois à l’instant le commentaire suivant, qui a été bloqué par le filtre anti-spam (je ne sais pas pourquoi, peut-être parce qu’il cumule tous les termes que je hais cordialement : « pianiste professionnel », « musiques actuelles », avec la batterie d’arguments d’autorité habituels)... Bref, je l’ajoute ici à titre de cas d’école plutôt que pour enrichir le « débat » (lequel, en ce qui me concerne, était clos avant même d’avoir commencé).

    Bonjour,

    A vrai dire, je ne comprends pas ces professeurs, et ils sont nombreux,
    qui dénigrent le Clavinova et les autres pianos numériques de bonne
    qualité (Roland notamment). Vous le faites certes de manière
    humoristique et plutôt élégante (ce qui est loin d’être le cas de
    tous...), mais il ressort quand même de votre critique un mépris qui à
    mon sens n’est pas justifié.

    Moi même pianiste professionnel (en musiques actuelles pour employer un
    terme « académique », qui désigne dans un même sac : jazz, soul,
    rock, variétés etc.), j’ai eu l’occasion de jouer sur de nombreux pianos
    depuis 20 ans, jusqu’à de vrais pianos de concert (dur de redescendre
    après...) Certes, rien ne vaut un bon piano à queue (par exemple à
    partir du C3 Yamaha et plus, donc de 25000 à plus de 100000€ pour un
    vrai « queue »), le toucher, la dynamique, la réponse, la tenue, bref
    le son sont inégalables, je vous l’accorde.

    Cependant, et c’est là que je suis en total désaccord avec vous,
    beaucoup de pianos ne valent pas mieux qu’un bon clavinova (série 270
    et+), et quand je dis beaucoup, c’est la plupart des pianos dits « 
    d’étude ». En clair, à moins de disposer d’un U1, d’un Gotrian ou
    autres, je préfère travailler sur mon bon « vieux » Clavinova 280. Les
    pianos acousitques fabriqués au rabais dans des usines en Chine avec un
    nom germanique (type Seiler, Steck, Samick etc.) n’ont pas plus de tenue
    des rondes. Leur son est totalement feutré et les basses sans vigueur. Le
    toucher est mou, voire court. Il n’ont aucun avantage de l’acoustique et
    tous les inconvénients : poids, prix, bruit pour les voisins, design
    souvent cheap etc. Alors oui, comme vous, je conseillerai, si l’élève en
    a les moyens, de laisser 8000€ minimum pour un piano fabriqué au Japon
    ou en Allemagne, doté d’un système silencieux s’il travaille beaucoup et
    que cela peut gêner son entourage (à ne pas abuser car cela altère
    légèrement le toucher), mais c’est un investissement peu démocratique !

    Désolé de vous l’apprendre, mais le positionnement du poignet, le
    travail de l’articulation, ne souffrent pas du jeu sur un bon numérique,
    jusqu’à un certain niveau que la plupart des élèves n’atteindront
    jamais. Une bonne remarque sur ce forum : l’élève joue sur un autre
    piano au conservatoire, en général un bon droit (gontrian, yamaha U,
    petrof quoique ce je déteste cette marque) et des auditions et examens
    sur un quart de queue au minimum. Loin de le perturber s’il a un bon prof,
    cela lui amène au contraire une adaptabilité nécessaire car nous sommes
    parmi les seuls à ne pas pouvoir transporter notre instrument...
    Malheureusement beaucoup de professeurs cachent leur incompétence et leur
    manque d’écoute, voire d’oreille, en critiquant le matériel. Je ne
    prétendrai pas que vous en faites partie car je ne vous connais pas, mais
    je suis vraiment dégouté, étant jury d’examen, de voir le nombre
    d’élèves de troisième cycle qui n’entendent pas ce qu’ils jouent, et
    pire encore, dans les ateliers d’ensemble, totalement incapables de se
    positionner rythmiquement et harmoniquement même sur des musiques
    techniquement ultra faciles pour eux. Pour moi ils sont passés à côté
    de l’essentiel pendant leur 10 années d’études studieuses. Je me dis que
    l’enseignement ferait mieux de se focaliser sur la musique...

    Je pense que vous vous trompez de combat. Vous me faites penser à cette
    professeure d’antant qui interdisait le jazz car cela « désaccordait le
    piano ». Le numérique ne « désaccorde » pas le poignet, n’altère pas
    l’oreille, permet d’avancer à un niveau tout à fait correct (troisième
    cycle), mais c’est à la condition d’aimer cela, de travailller, et donc :
    d’avoir un bon professeur...

    Sans commentaire (voir ci-dessus).

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    • Clavinova, mon ami 27 juillet 2011 17:17

      C’est bien de l’avoir tout de même publié...

      Je suis d’accord avec lui, et même si vous détestez qu’il mette en avant ses qualifications, je trouve qu’elles étayent les arguments (un type autant ou plus qualifié que vous, peu importe, n’est pas d’accord avec vous : ce n’est pas insignifiant, pour les petits débutants qui vous lisent, croyez moi).

      Bon, vous réaffirmez votre opinion et déclarez le débat clos en ce qui vous concerne, parfait.

      Ceux qui ne sont pas en phase avec vous vont faire de même, et il n’y aura pas de conclusion, sinon celle que chacun adoptera personnellement, après avoir tout lu.
      Quant à moi, je viens de découvrir que les séries 4xx des Clavinova à partir du 470 intègrent désormais la résonance sympathique des cordes, et des pédales progressives (2 défauts du mien gommés, encore faudrait-il l’écouter pour juger).
      Je suis un peu vert quand-même, bien que ne regrettant pas mon achat (prix bas, justesse éternelle sans réaccorder, bon toucher pour mon niveau, écoute au casque totalement indispensable). Je pense que je garderai mon Clavinova pour jouer en silence, et que le moment venu, dans quelques années, si j’ai assez progressé et que j’aime toujours jouer, j’achèterai un bon droit d’occasion.

      Mais pourquoi préconiser de brûler les étapes en passant tout de suite au bon droit d’occasion, pour jouer comme un pied pendant au moins 2 ans, et surtout en n’étant pas sûr de persister, que diable ???

      Vous avez dit « location » ? Là, on peut discuter ... mais pour le mode silencieux on fait comment ?

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  • Clavinova, mon ami 6 septembre 2011 17:00, par Elise

    Bonjour,

    Je trouve ce débat intéressant mais cher professeur, vous me laissez un petit gout amère.
    j’ai suivi 12 ans de cours de pianos dont 8 en conservatoire, tout ça sur un vrai piano d’étude. Puis l’adolescence est passé par là. J’ai eu d’autres priorités que le piano classique et l’enseignement très académique que j’ai reçu, puis j’ai quitté mes parents et leur piano.
    J’ai maintenant très envie de reprendre la musique et je me bas avec mon amis pour installer un piano dans notre petit appartement parisien. Et c’est finalement la solution du clavinova qui semble enfin le faire flancher. En effet je préfèrerai un vrai piano. Mais ne vaut-il pas mieux un faux piano que pas de piano du tout ?
    Et puis en parlant avec un ami professeur de piano, je m’aperçois que l’on m’a très peu enseigné toutes les subtilités du piano et de la musique, pourtant j’ai connu plusieurs professeurs et j’ai toujours eu des cours de solfège. Alors je crois que beaucoup de gens peuvent se satisfaire d’un « bon » clavinova dès lors qu’ils ont un bon professeur. Ce piano numérique peut largement les aidez à améliorer leur technique et leur sensibilité pendant des années dès lors qu’ils ont un bon professeur qui, je suis sûre que vous serez d’accord, ne cherche pas à trop simplifier la musique, mais cherche plutot à éveiller ses élèves aux merveilles de son raffinement.

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    • Clavinova, mon ami 6 septembre 2011 20:40, par Valentin Villenave

      Bonjour,
      Je comprends votre amertume. Et vous semblez mesurer combien votre « solution » est imparfaite : comme vous le dites vous-même, vous préfèreriez un piano si cela vous était possible. Ce n’est pas cette attitude que je critique, mais celle de se satisfaire du Clavinova sans même pouvoir imaginer que le piano est un instrument plus subtil et plus riche. En auriez-vous eu conscience si vous n’aviez pas pratiqué le « vrai » piano pendant 12 ans ?

      Alors certes, toutes les formes d’enseignement artistique ne sont pas épanouissantes, et certains professeurs méritent tout à fait d’être critiqués. Mais ne sous-estimez pas l’instinct des élèves eux-même, et votre propre sensibilité musicale : même si le prof n’est pas là pour attirer votre attention sur les détails du son et du jeu, c’est souvent l’élève qui le découvre par lui-même, tout seul comme un grand (même s’il ne sait pas toujours mettre un nom sur ce qu’il découvre).

      Vous avez raison, il existe de très bons professeurs en qui l’on peut avoir toute confiance. Mais même un excellent professeur, à mon avis, ne peut pas compenser miraculeusement de mauvaises conditions d’apprentissage. Je ne suis pas un grand professeur (ça se saurait) mais je sais que :

      • -> en tant que pianiste, il m’est impossible de jouer de façon acceptable sur un clavier électronique (sauf éventuellement dans un concert de variété cheap, et encore).
      • -> en tant que professeur, il m’est arrivé à l’époque où je donnais des cours à domicile, de devoir enseigner sur des Clavinovas. C’était une expérience toujours pénible : impossible de montrer l’exemple de façon 100% correcte, impossible de faire prendre conscience à l’élève de la différence de son suivant que l’on détende ses muscles ou pas, etc.
      • -> encore aujourd’hui, chaque automne je me rends compte assez vite si les nouveaux élèves de ma classe disposent d’un vrai piano à la maison, même (et surtout) les petits qui commencent tout juste. Leur position n’est pas exactement la même, leur son et leur qualité d’écoute sont différents.

      Donc, encore une fois, je comprends complètement votre situation. Je vis moi aussi dans un immeuble parisien et je n’utilise mon piano que très rarement (l’idée que tout l’immeuble m’entend, m’est insupportable) ; j’ai également acheté un clavier électronique il y a quelques années (pour une raison tout à fait anecdotique), et je pourrais m’en servir — mais malgré cela, il ne sort jamais du placard. Un piano exige du respect : c’est un meuble imposant, un instrument de musique puissant et délicat dont le son remplit tout l’espace sonore. Le clavier électronique, lui, vous invite à baisser le volume, à jouer au casque et à ne prêter qu’une attention distraite à la qualité du son et aux variations de nuances (quand il y en a...) : le Clavinova n’est pas un objet que l’on respecte, c’est un objet que l’on tolère.

      Ce qui n’empêche bien évidemment pas de « faire avec » : vous avez au moins la chance de connaître ce qu’est un vrai piano, ce qui est l’essentiel. Peut-être aurez-vous l’occasion d’y revenir un jour ; en tout cas ne vous découragez pas !

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  • Clavinova, mon ami 19 octobre 2011 15:45, par Sharra

    Me voilà à relire cet article déjà lu il y a quelques années. Je le regarde d’un autre œil car ma fille a cette année commencé les cours de piano, et s’entraîne à la maison sur un roland de 5 octaves.
    Mon père, pianiste amateur, s’en est acheté un il y a bien longtemps pour emmener en vacances. 3 semaines sans piano, c’était bien trop long !
    Il m’en a offert un quand j’ai quitté la maison, et je dois avouer qu’en attendant de m’acheter un instrument digne de ce nom (dans mon cas, un orgue, pas un piano), ça m’a bien dépannée.
    Et voilà que la génération suivante se met à la musique. Il y a dans mon village une prof de piano qui donne des cours en indépendante. Sur un clavier de 5 octaves. Il y a le village d’à côté, un peu plus grand, avec une école de musique, équipée d’un clavinova. Et puis à 15 km, le conservatoire de la ville, avec des pianos (et un orgue à tuyaux !!!!!). Malgré le prix et le trajet, j’ai préféré l’inscrire là-bas. La prof m’a dit qu’un piano électronique, ça va pour la première année, mais pas plus.
    Bon, au moins, je vais attendre de voir si ma fille aime le piano avant d’investir ;)

    Mais malgré tout, je vois le succès de la prof du village, et je m’interroge sur les aptitudes d’un professeur qui n’a pas de vrai piano chez elle… Alors oui, elle donne des cours à partir de 3 ans, pas à partir de 7 ans comme au conservatoire. Mais comment peut-elle enseigner une bonne technique sur ce genre de clavier ?

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    • Clavinova, mon ami 17 novembre 2011 13:30, par Valentin Villenave

      Bonjour,

      il y a une différence entre « faire découvrir la musique » et « enseigner une bonne technique de piano ». Je ne nie pas que le Clavinova mérite d’être considéré comme un instrument de musique (c’est simplement un instrument qui ne m’intéresse pas, comme le banjo ou le kazoo par exemple). Par contre, je tiens à expliquer qu’un Clavinova n’est PAS un piano, et ne le sera jamais. Ce point n’est pas une opinion, c’est un constat.

      À cela, j’ajoute une opinion personnelle (et dont on peut débattre, comme les commentaires ci-dessus le montrent) : il me semble que pour découvrir la musique dans toute sa richesse et son expressivité, un _vrai_ piano (c’est-à-dire avec des cordes dedans, même s’il n’est pas très bon ni très luxueux) est cent fois préférable, car il inspire aux élèves — d’après mon expérience — un enthousiasme inégalé. Enthousiasme sans comparaison avec leur attitude face à un clavinova, qui ne sera jamais pour eux qu’un jeu-électronique un peu sophistiqué.

      Ce qui ne veut pas dire que l’approche exclusivement « ludique » n’est pas justifiable ou intéressante — comme on vous l’a dit, au moins pour débuter. Mais cette approche n’est pas la mienne : pour apprendre à s’amuser _et_ s’exprimer, il FAUT un piano.

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  • Clavinova, mon ami 2 janvier 18:53

    Bonjour,

    En « pondant » cet article, vous saviez déjà ce qu’il allait se passer !
    Vous l’avez fait pour vous faire « mousser », pour en imposer !
    Vous rejetez systématiquement toutes interventions qui ne va pas dans votre sens. Vous ne supportez pas que des personnes puissent penser le contraire de ce que VOUS vous pensez, VOUS vous prenez pour le nombril du monde pianistique et vous êtes persuadés d’avoir raison.
    Il me semble que vous résonnez, (je dis bien résonnez et non pas raisonnez) beaucoup trop faut, il faudrait prévoir un ré-accordage de vos neurones et une modification de votre table d’harmonie et à mon avis c’est urgent.
    Ha ! Pour info ! Tous les instruments se respectent et les pianos numériques en font partis, ce que l’on ne respecte pas, par contre, c’est les intolérants, on les tolère et encore !
    Je veux bien changer mon piano numérique contre un piano acoustique et je compte sur vous pour m’offrir un piano acoustique, vu le prix, même d’occasion, moi je ne peux pas, parce qu’il y a piano et piano, je ne veux pas d’un bastringue, minimum un Yamaha U1, en dessous, c’est plus un piano, c’est un bastringue. Vous dites vous même que l’on peut trouver des pianos acoustiques d’occasion pas cher, mais en dessous de 1500 €, c’est plus des pianos, c’est des bastringues, ha pour sur ils raisonnent bien mieux que n’importe quel numérique, pour raisonnés, ils raisonnent .............. mais comme une grosse cloche fêlée et vous connaissez beaucoup de gens qui peuvent mettre plus de 1500 € dans un piano pour le bonheur du prof de leur enfant, ne sachant pas si leur chérubin va vouloir en faire plus de 18 mois ? Grâce à ses pianos numériques, vous pouvez encore être prof, à moins que vous n’acceptiez que les gosses de riches.
    Et évitez de me dire que je ne sais pas de quoi je parle, j’ai joué un peu avec vous, plus haut, pour un échange mais en fait je suis aussi un prof de piano dans un conservatoire, j’ai un acoustique et un numérique et je joue sur les deux et je suis aussi un pianiste concertiste. La différence entre vous et moi, c’est la tolérance et la très bonne connaissance de ce qui se fait en matière de pianos numériques et vous manquez des deux. Je serai curieux de savoir quel piano numérique vous avez dans votre placard ?
    Ce sujet amené comme ça et pour ça, n’a aucun intérêt surtout si la réception est à sens unique. Si vous n’aimez pas ça, n’en dégoutez pas les autres, c’est ce qu’on apprend aux enfants, mais vous n’êtes plus un enfant, pas vrai ! Alors vous pouvez faire et dire comme bon vous semble, pas vrai ! En adulte que vous êtes !...... quoi que ?
    L’intolérance et la certitude d’avoir toujours raison est le plus court chemin qui mène au racisme ou à la dictature ! Pour un prof BRAVO !

    Voir en ligne : Piano à queue numérique

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    • Clavinova, mon ami 4 janvier 11:53, par Valentin Villenave

      Bonjour,

      Si je comprends bien votre intervention (si tant est qu’il reste quelque chose entre la pub et les insultes), je n’ai plus qu’à faire semblant d’être d’accord avec vos assertions sous peine de sembler « rejeter tout ce qui ne va pas dans mon sens ».

      Là-dessus, je vous laisse et je retourne faire semblant d’être pianiste sur mon « bastringue à moins de 1500€ » (mais c’est moi qui ai des goûts de luxe intolérants et racistes, c’est entendu).

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      • Clavinova, mon ami 8 janvier 17:55

        monsieur,
        vous avez un avis et je le respecte. Néanmoins, vous avez un côté « ayatollah du piano » qui fait peur...
        Je crains que des afirmmations aussi péremptoires que les vôtre ne fassent s’éloigner de la musique ceux qui tentent d’y adhérer. Tout le monde n’est pas
        nous sommes au 21è siècle et la technologie (dont je ne suis pas un inconditionnel) peut permettre à certains d’aborder le piano sous l’angle du clavinova. Libre à eux ensuite de se diriger vers un piano acoustique. C’est beau la liberté, non ?
        Tout le monde n’est pas Vladimir Horowitz ou Arthur Rubinstein. Ce qui fait la richesse du monde : sa diversité.
        Musicalement vôtre,
        un propriétaire de piano acoustique, de clavinova et de pianola (piano pneumatique à rouleaux).
        ps : une réponse n’est pas indispensable

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        • Clavinova, mon ami 14 janvier 20:37, par Valentin Villenave

          Bonjour,
          je ne considère pas être un « ayatollah », je suis simplement un pianiste. L’instrument que je pratique et que j’enseigne est le piano, et non le clavecin, l’orgue, le synthétiseur Korg ou les ondes Martenot.

          Alors certes, il nous arrive de jouer (avec bonheur) des sonates de Scarlatti au piano, même si ce n’est pas pour cet instrument qu’elles ont été écrites. Cependant la première chose que j’explique à mes élèves en pareil cas, est qu’il s’agit bien d’une transcription ; nous parlons ensemble des différences entre le piano et le clavecin, et lorsque mon collègue prof de clavecin laisse sa porte entrouverte nous sortons même dans le couloir pour jeter un coup d’œil furtif à cet instrument pour tenter de mieux comprendre la pensée de l’auteur.

          Vous ne trouverez nulle préoccupation de cette sorte, en règle générale, chez les possesseurs de claviers électroniques : pour la (mauvaise) raison que pour eux, c’est un piano.

          Je ne suis absolument pas hostile par principe à la possibilité de transcrire, adapter ou revisiter un répertoire quel qu’il soit (c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je publie mes propres partitions sous une licence qui permet d’en faire autant d’œuvres dérivées que l’on veut). Jouer du Pergolèse au saxophone, du Josquin des Prés à la harpe romantique, du Fauré au bouzouki, du Mozart au thérémine, ne me pose aucun problème si c’est fait honnêtement.

          Aussi, je n’aurais aucune acrimonie contre le Clavinova si son usage relevait, comme vous en soulevez l’hypothèse, d’une « liberté » artistique ou d’une « diversité » des langages instrumentaux. Ce n’est absolument pas le cas. Le fait qu’il soit vendu comme « piano » et que sa bibliothèque de sons ne cherche qu’à imiter, d’ailleurs très mal, le « Grand Piano™ » ou le clavecin, montre clairement qu’il ne s’agit que d’un succédané, et non d’un instrument à part entière (au contraire de certains claviers-synthétiseurs de haute tenue, par exemple chez Fender, Korg ou Wurlitzer).

          J’espère vous avoir fourni une réponse plus « indispensable » que vous ne l’espériez.

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    • Clavinova, mon ami 1er février 11:18, par dZdhojYAonpMyEcZ

      seni est mon pere je suis son aenine il est le plus grand de tous les artistes cheikhna mbaye ;papi mbaye ;sadani mbaye ;momar mbaye.

      Voir en ligne : ckAXuQyew

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  • Clavinova, mon ami 26 janvier 09:21, par Isidore

    Bonjour,

    Je repasse par là, plus d’un an après mon commentaire.
    En lisant les nouvelles contributions, j’ai constaté que j’appréciais dés que quelqu’un raconte son expérience personnel de son rapport au piano et au clavinova ou autres.
    Les commentaires de cet article sont devenus une vrai richesse. La variété des expériences vécues est vraiment passionnante.
    Je souhaite donc encore longue vie à ce fil, et de nombreuses nouvelles contributions.

    Isidore.

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  • Clavinova, mon ami 4 février 00:24, par Clarinette

    Bonsoir à toutes et à tous,

    Musicien amateur depuis l’enfance, à un an de mes 60 ans je reste toujours subjugué et ébahi par les compositeurs dont les œuvres musicales ont marqué l’histoire depuis l’époque baroque en passant par le romantisme, la musique reste à mes yeux l’expression artistique la plus merveilleuse qui soit car elle satisfait à elle seule trois sens : l’ouïe, le toucher et la vue.
    Bien que possédant un piano droit (Schimmel) offert par mes regrettés parents pour mes 18 ans, ouvrier professionnel depuis cet âge, je n’ai jamais pu travailler cet instrument correctement par manque de souplesse car mes doigts fortement sollicités manuellement dans le cadre de mon travail étaient sujets aux crampes et manquaient de dextérité sur le clavier.
    Clarinettiste amateur autodidacte depuis l’âge de 14 ans je souhaiterais transmettre cette « merveilleuse addiction » à mon petit fils car je sais tout ce que celle-ci m’a apporté en terme de réconfort dans les moments difficiles de la vie. Je ne fais pas de fixation sur un instrument monophonique comme la clarinette un peu frustrante lorsqu’elle n’est pas accompagnée et l’encouragerait à se tourner de préférence vers un instrument polyphonique comme la guitare ou le piano. Je crois que la première étape c’est de le rendre attentif aux sons et à l’écoute, on verra bien par la suite...

    Ça c’est pour la petite histoire, en fait, je cherchais sur un quelconque forum des avis concernant les dernières générations de claviers numériques et je suis tombé par hasard sur le vôtre, une succession d’échanges révélateurs dont la lecture m’a passionné par sa diversité d’opinions et où les nuances relèvent parfois plus du fortissimo que du piano, bref, du Tchaikovsky « ouverture 1812 » au « clair de lune » de Beethoven et je dois avoué que je ne pensais que de tels sujets autres que politiques pouvaient déchaîner les passions.
    Pour ne pas envenimer d’avantage les débats je me garderai d’émettre un quelconque avis sur le sujet qui vous divise (vrai-faux piano) si ce n’est de dire en toute humilité que le manque d’argent et de place réduisent considérablement l’éventail des choix et nous obligent en dernier lieu à revoir nos ambitions.

    Bien à vous tous chers internautes musiciens,

    Clarinette

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