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Clavinova, mon ami

mardi 23 octobre 2007, par Valentin Villenave

De quoi s’agit-il ?

Tous les maux, mêmes les pires douleurs, ont un point commun : ça va mieux quand on en parle.

 Petite séquence introductive

Chaque année, je vois défiler de nouveaux élèves, de nouveaux parents, qui ont eu la brillante idée de « commencer le piano ».

Certes.

Ils sont là, devant moi, tout sourires, quasi émerveillés de découvrir enfin en chair et en os un Authentique Prof de Piano (et quel prof !).

Jusqu’à ce que je pose La question.

"Hmmm.

...et... vous avez un piano, je présume..."

Alors là, comme le dit une excellente blague que je vous raconterai peut-être un jour en juin, deux choses peuvent se présenter.

Mais passons directement à la deuxième (la plus courante).

Les yeux ronds, la désillusion ; qui pourra dire le poids du désarroi brutal et âpre qui s’abat soudain sur eux. (Quand ils ne me demandent pas –je l’entends fréquemment : « Ah... Parce qu’il faut avoir un piano ? »)

 Dure réalité

Si dure qu’elle soit, je suis pourtant bien obligé d’asséner la vérité à ces parents, à ces élèves. Je le fais avec ménagement, avec compassion, mais rien ne saurait atténuer la tragique révélation.

Oui.

Il FAUT un piano.

Désolé.

Le piano, au demeurant, est l’un des instruments les moins démocratiques, et pourtant le plus joué – ce qui en dit long sur l’optique dans laquelle l’on pratique la musique dans notre beau pays. Ou sur les qualités intrinsèques de cet instrument, c’est possible aussi.

À condition, naturellement, que nous parlions du même instrument.

Car une solution existe, dit-on.

Bien moins cher que le piano, dit-on.

Moins cher, moins encombrant, moins bruyant, moins tout.

Dit-on.

Mais attention, attention – promis, juré, craché – AUSSI BIEN que le piano. Natürlich.

 Clavinova, unique objet de mon ressentiment

Écoutez donc. Ça a le même son. Regardez donc. Ça a les mêmes pédales. Comptez donc. Ça a le même nombre de touches.

Le CLA-VI-NO-VA !

Merveille du génie japonais. Bon, on ne s’attardera pas trop sur le thème « le Clavinova démocratise la pratique du piano », ça fait long feu hein. Pardon ? Vous voulez quand même qu’on s’y attarde ?

Le Clavinova, argues-tu ami lecteur, est moins cher.

Certes. Tu pourras aisément, du reste, t’en rendre compte dans ton magasin de musique habituel.

Mais as-tu essayé, seulement essayé, de trouver un Clavinova d’occasion, histoire d’économiser encore un peu de ta chandelle ?

Oui ? En as-tu trouvé un ?

Oui ? En as-tu acheté un ?

Oui ?

AAAh, me voilà bien attrapé, flûte. Maintenant réponds sans mentir à la question suivante : ce Clavinova que tu t’es procuré d’occasion, qu’une bonne âme a consenti à remettre à l’eau après s’être échinée (en vain) dessus pendant quelques années, pour le troquer contre un magnifique guéridon (sans toutefois l’abandonner à la casse parce que quand même, si l’on peut se faire un peu de sous sur eBay en plus, faut pas cracher dessus), ce Clavinova, dis-je, a-t-il toutes ses touches ?

Oui ? AAAh, flûte derechef. Maintenant, en es-tu sûr ?

Peux-tu, histoire de rire un peu, essayer d’aller appuyer sur le do3 juste pour voir ?

Quoi ? La touche ne s’enfonce pas ?

Mmm, flûte alors. dommage pour toi.

Enfin, heureusement tu sais déjà ce qu’il te reste à faire.

 Attrape-... mouches (et je suis gentil)

Maintenant, tu as donc ton Clavinova toubotouneuf. Que tu as payé plus cher qu’un honorable piano d’occasion avec de vraies touches et de vraies cordes, mais c’est là un autre problème (qu’on ne vienne plus jamais m’avancer l’argument du prix).

Tu apprends à jouer au piano. Très bien. Tu places tes doigts sur les touches, et tu appuies. À la bonne heure.

Pardon ? Tu n’apprends pas à jouer au piano ? mais à jouer du piano ? Maimaimaimais qu’en voilà une idée qu’elle est bonne ! Et, dis-moi ami lecteur, qu’apprends-tu donc à jouer céans ?

La Sonate au Clair de Lune [1]... Très bien ; bravo ! (au passage, tu penseras à me passer un coup de fil lorsque tu dépasseras les quatre premières mesures – mais c’est là un autre problème).

Bon. Tu vois donc que la main gauche a de longues notes tenues (oui ça s’appelle des rondes, bravo).

Mais ces octaves, tu pourrais par exemple leur donner une impulsion du poignet, histoire de les faire sonner de façon plus pleine et plus profonde. Comment ? Tu n’entends pas la différence ? Alors explique-moi pourquoi, toi qui as un toubotouneuf Clavinova que c’est aussi bien qu’un piano, tu entends la différence quand on est en cours, et que tu ne peux la reproduire chez toi – mais là n’est pas la question. Si ça se trouve, après tout et c’est ton droit, tu n’es qu’un boulet sans oreille et sans sensibilité musicale, et ce genre de subtilités te passent au-dessus de la tête.

Faisons donc comme si tu l’entendais, la différence. Tu te mets donc en devoir de faire sonner tes graves dans la pédale, puis de laisser la main gauche en suspens pendant que ta main droite égrène ces si bouleversants arpèges qu’on dirait presque la musique de la Leçon de Piano... Et ? Et quoi ? Et rien. Nous n’en sommes qu’au troisième temps de la mesure, et déjà l’on n’entend plus ta note grave. Flûtalors.

Tu auras sûrement, Sigmund appelle ça le déni, des tas d’explications et de solutions à me proposer.

  • Il suffit de taper plus fort avec la main gauche, et de la tenir solidement enfoncée.
  • Il suffit de jouer plus vite la main droite, pour que la note grave n’ait pas le temps de s’éteindre.
  • Il suffit de monter le son du Clavinova (ma préférée).

La vérité, et tu l’as déjà compris malgré tes pathétiques mais touchantes dénégations, est que tu t’es fait avoir jusqu’au trognon.

Ami lecteur.

Eh oui.

Je te l’avais dit pourtant.

Il FAUT un piano.

Valentin

Notes

[1] Fonctionne aussi avec la lettre à Élise

20 Messages de forum

  • Clavinova, mon ami 25 octobre 2007 17:17, par Jérémie P.

    Rendez-vous au Connétable le 20 novembre prochain pour une démonstration de force de cette théorie !
    http://myspace.com/jeremiepetit

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    • Clavinova, mon ami 4 janvier 2009 14:38

      bonjour,
      Quand je vois ce genre de conneries je me dit que l’auteur doit etre sacrement abruti.
      Mais effectivement tout le monde habite au RDC sans ascenseur pour porter un piano de 200 kg . Que tout ceux qui habite avec celui qui apprend le piano sont sourd. Il a donc tout loisir de recommencer ces exercices sans embeter personne. que tout le monde peut faire accorder son piano tous les 5 minutes. et de toute facon un vrai piano coute plus cher qu’un clavinova.
      Mais pourquoi depenser des sous dans un vrai piano si c’est pour arreter dans 2 ans.
      Mais j’oubliais je suis un naze et l’auteur est un dieu.

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      • Pour répondre poliment... 4 janvier 2009 22:50, par Valentin Villenave

        Bonjour et merci pour votre contribution assez peu polie. Quelques remarques :

        J’en conclus que chez vous il n’y a ni frigidaire, ni machine à laver (comme dit la chanson), ni aucun mobilier d’aucune sorte (parce que quand on n’habite pas au RDC sans ascenseur, il faudrait être « sacrément abruti »).

        Ah, le critère du prix. J’ouvre le premier lien sur Google et je trouve des Clavinova de 1320 (pour les moins chers) à 3600 €. Libre à vous de trouver cela avantageux ; en ce qui me concerne c’est le double ou le quadruple du prix de mon piano (avec des cordes dedans).

        Parce que ce que vous ne mentionnez pas, c’est que les « pianos numériques » ayant une durée de vie bien inférieure aux vrais instruments, on n’en trouve que rarement d’occasion (et même alors, ils sont bien plus chers qu’un piano d’occasion).

        Enfin, dans un environnement familial où la pratique de la musique (ou des disciplines artistiques au sens large) ne se conçoit que comme un « embêtement » de l’entourage, je ne sais pas si changer d’instrument est la vraie solution pour s’épanouir. (En fait, j’en doute assez sérieusement au vu de votre pronostic de « deux ans », ainsi que du peu de valeur que vous semblez accorder à l’expérience d’un professeur de piano.)

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  • Clavinova, mon ami 8 février 2009 22:56, par Marie-Caroline

    éh, éh ...après le choc de la possession recommandée d’un piano, rechoc quand les parents réalisent qu’il faut non seulement l’avoir, ce piano, mais aussi l’utiliser tous les jours et non pas juste avant le cours...nous autres, profdepiano, sommes une belle bande de sadiques.Et en plus NOUS NE VOULONS PAS ENTENDRE LASONATEAUCLAIRDELUNELAMARCHETURQUELALETTREAELISELEPREMIERPRELUDEENDON ONNONETNONMARREDUMASSACRE

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    • Clavinova, mon ami 9 février 2009 09:54, par Valentin Villenave

      Ne regardez pas tout de suite, mais vous avez oublié Amélie Poulain , La leçon de piano et Titanic ...

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      • Clavinova, mon ami 10 février 2009 00:45, par Marie-Caroline

        Ah oui, exact,voila ma vigilance éveillée.Et comme un de mes élèves,ou interlocuteur apprenant pour parler correctement(! !!) a adoré le thème de Dieu..-Coupons çà...-, il va me falloir l’adapter à ses petites mains et qui sait, dans quelques années, je l’ajouterai à la liste...allez, sans rancune ,et brulons çà...

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  • Clavinova, mon ami 10 février 2009 13:42

    Certes un clavinova ne peut pas etre joué comme notre noble instrument,

    Certes les émotions en sont plus creuses..

    Certes les résonances sont limitées voir absentes...

    Le produit électronique, aussi réussi soit il, ne rendra jamais l’âme de notre instrument de bois et de corde...personne n’en doute...

    J’ai eu la chance de joué des Steinways, des Pleyels et d’autres encores...somptueux !

    Je suis étudiant ( et la situation financière qui va avec), habite un appartement qui me permet d’entendre parfois la conversation de mes proches voisins. Pour trouver un poste professionnel définitif, je vais devoir déménager régulièrement dans les prochaines années... en France, en Europe, outre Athlantique, que sais je ?...

    Acheter un Piano ? financièrement impossible...
    S’attacher à un instrument et le céder d’ici peu ?... difficile à concevoir...
    Jouer en rentrant du travail aux alentours de 21H00 ?(aux heures ou la TV nous offre ses plus beaux programmes culturels !). Je suis certain que mes voisins, aussi mélomanes soient ils le dimanche après midi pour Johny Haliday, adoreraient...
    Ne plus jouer ?... Impensable

    Alors oui, la Pathétique à beaucoup moins d’allure, les Nocturnes sonnent un peu plats... MAIS ILS SONNENT, ...
    ... et ce grâce à un peu d’électronique...

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    • Clavinova, mon ami 10 février 2009 23:59, par Valentin Villenave

      Hum.

      Pour revenir au sujet de ce billet (qui rencontre décidément un succès aussi tardif que soudain), mon propos était avant tout de décrire — une fois de plus — les inépuisables et ineffables joies du professeur de piano lambda (moi ou qui que ce soit d’autre) face aux jeunes élèves dont les parents trouvent très bien qu’ils « fassent du piano », mais ne jugent pas nécessaire d’assumer ce choix autrement que comme une activité lointaine, récréative et vaguement culturelle.

      Vous qui avez (je vous envie) eu la « chance » (je reprends vos mots) de fréquenter des pianos dignes de ce nom, vous êtes à même de mesurer (et de décrire, ce que vous faites fort bien) le décalage et la perte que représente tout clavier sans cordes derrière.

      Il en va tout autrement pour un élève dont c’est le premier contact avec « le » piano, mais également avec la musique écrite, les cultures du passé et ainsi de suite : faire de cette première expérience quelque chose d’anodin et (à l’aune de ce qu’est la musique) frustrant, c’est prendre la responsabilité de la dévalorisation qui ne peut manquer d’en découler.

      Plus qu’un mal en soi, le Clavinova est un symptôme : symptôme (dans les cas les plus rares) de décalages sociaux, symptôme (le plus souvent) d’une pratique culturelle que l’on ne veut pas se donner les moyens de faire vivre.

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  • Clavinova, mon ami 4 septembre 2009 10:50

    Pourquoi polémiquer de façon haineuse sur le Clavinova.
    J’en ai acheté un neuf à ma fille lorsqu’elle a débuté le piano. Non pas pour faire des économies, (7500 € en 2002 ou 2003) mais parce que c’est absolument génial et ludique pour un enfant (à condition d’être secondé par un adulte capable de comprendre la documentation).
    Cet instrument est un vrai orchestre à lui tout seul (table de mixage 16 pistes et effets spéciaux compris) et si ma gamine aime la musique, c’est certainement parce que son instrument lui a permis de faire plus que du piano (composition de morceaux à plusieurs instruments).
    Sinon côté piano, ma fille a cloturé sa 3 e année de conservatoire cette année avec mention très bien à l’unanimité du jury, bien qu’elle joue quasi exclusivement sur son clavinova.
    Elle a eu cependant l’intelligence de répondre à son professeur de piano qui lui à demandé lors de la première leçon la première année : « as-tu un piano à la maison ? »
    « Bien sur ! » et elle s’est empressé de donner une marque et un modèle que je lui avais montré dans un catalogue.

    Dernière remarque : Nous avons eu un problème de clavier (le do3 effectivement), YAMAHA a changé le clavier hors garantie sans rechigner (coût 1600 € en 2006).

    Alors pas de sectarisme et vive la musique !

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    • Clavinova, mon ami 5 septembre 2009 18:34, par Valentin Villenave

      Votre enthousiasme fait plaisir à lire, même si je ne le partage pas de la même façon que vous.

      Je ne dénie aucunement aux claviers (quels qu’ils soient) un possible attrait de type « jeu électronique », avec des boutons qu’on peut manipuler et des options qu’on peut trafiquer. Vous employez le terme « ludique » et c’est à peu près le seul mot sur lequel je peux m’accorder avec vous ; il y a, c’est certain, des possibilités de s’amuser, et même de manière créative.

      Au demeurant, j’attire votre attention sur l’inventivité de beaucoup d’enfants, qui peut leur permettre d’être créatifs même sans attirail technologique ( a minima , du papier et des crayons peuvent suffire).

      Là où je dois cesser de vous rejoindre, c’est dans le choix des termes suivants : « instruments », « orchestre », « composition ». Il me paraît erroné (voire préjudiciable d’un point de vue artistique) de confondre allègrement la musique « en boîte » et la pratique musicale « vivante ».

      Je ne nie absolument pas que la musique synthétique puisse constituer une forme de création parfaitement valable et digne d’intérêt (voir à ce titre mon long article sur la musique algorithmique) ; je dois juste, en tant que musicien et professeur de piano, m’insurger de toutes mes forces contre le raisonnement facile (et largement rabâché par les marchands en tous genres) qui consiste à présenter les Clavinovas de tous poils comme des « équivalents », voire — pire — des « progrès » par rapport aux instruments acoustiques.

      Enfin, pour la deuxième fois dans les commentaires de cet article, je dois avouer ma perplexité la plus totale quant à la manière dont des parents semblent envisager la pratique musicale de leurs enfants. Un commentaire plus haut employait le terme « embêter » ; pour votre part vous semblez concevoir une certaine fierté du fait que votre enfant mente délibérément (et peut-être contre son propre intérêt) à son professeur. Qu’un professeur mérite (cela arrive) ou non d’être ainsi méprisé, ça n’est de toute façon pas rassurant quant à la relation pédagogique élève/professeur, et à la qualité à long terme de l’apprentissage artistique.

      J’indiquais plus haut que je voyais en le Clavinova un « symptôme » ; il m’est donc difficile en vous lisant de ne pas me sentir confirmé dans cette hypothèse.

      Tous mes encouragements, quoiqu’il en soit, pour l’avenir musical de votre fille.

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  • Alalala... les ignorants.. 13 mars 15:08, par Jacques

    Eh non mr. le claviniste.. j’ai pas « le » piano..
    Mais j’ai quand même un clavier qui me procurait autant plaisir. Certes pas les 88 touches du Clavinova mais seulement 61 d’un Yamaha PSR-3000.. ;-) . Mais les mêmes styles d’accompagnements et sons/voices dont l’excelent Grand Piano. Mais si j’avait la place et c’etait moins lourds pour transporté ( tous les WE ) j’aurais surement succombé pour un CVP-409GP !!
    Le jour que vous lirais ce quelque lignes d’un musicien/amateur j’ai changer mon bon vieux 3000 pour le grand frère l’excelent Tyros III.
    Mais qui sait quand j’aurais l’age de la retraite... a moi le... :-)

    Amicalement
    Jacques

    Répondre à ce message

    • Alalala... les ignorants.. 13 mars 17:53, par Valentin Villenave

      Vous avez bien raison. Mais je vous ai moi-même battu pour ce qui est de la transportabilité : voici ce que je me suis fait offrir pour mes vingt-cinq ans.

      Ne manquez pas mon prochain article : Mélodica, mon amour ! :-)

      Répondre à ce message

  • Clavinova, mon ami 1er avril 12:20

    Je suis moi même pianiste. S’il est certain que le meilleur piano numérique ne peut pas égaler un vrai piano au niveau du son, ça reste un très bon palliatif pour ceux qui ne peuvent pas avoir de vrai piano (càd pour pouvoir jouer au casque !). Et ça reste beaucoup moins cher. Pour 1000€ voire moins on peut avoir un bon piano numérique, neuf ou d’occase. Pour ce prix la, que peut on espérer avoir en vrai piano ? Un piano d’études d’occase minable ? Qui va sonner comme une casserole ? Qui exigera un laborieux accordage sans arrêt ? Qui va perdre tous ses placages ?

    Bref, cet article est une merveille d’arrogance, de prétention et de sectarisme, et je ne souhaite à personne d’avoir son auteur pour professeur !

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    • Clavinova, mon ami 1er avril 13:24, par Valentin Villenave

      Pour ma part, je serais simplement curieux de savoir ce que vous entendez par « pianiste »...

      (Enfin, pas vraiment, en même temps.)

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      • Clavinova, mon ami 2 avril 12:34

        Sans aucun doute vous êtes un pianiste bien plus averti que moi. Néanmoins je sais entendre et comprendre la différence entre un piano numérique et un vrai piano, au niveau du son, de l’expressivité, du toucher. Ca ne m’empêche pas, contrairement à vous, de comprendre l’utilité - et les qualités intrinsèques - du numérique ! Bien sur, il est fondamental que l’élève joue sur un vrai piano, et c’est ce qu’il fait au moins une fois par semaine chez son professeur. Ce qui lui permettra justement de comprendre la différence et les limitations inhérentes au numérique, au niveau du son, de l’expression (ce que tout le monde ne peut pas comprendre sinon).

        Mais peut être pensiez vous au cas des professeurs à domicile ? Ce qui voudrait dire que l’élève ne jouerait jamais sur un vrai piano ? Auquel cas évidemment c’est à proscrire.

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        • Clavinova, mon ami 2 avril 14:42, par Valentin Villenave

          Passer d’un piano à un autre une fois par semaine (voire davantage dans le cas de concerts, de répétitions ailleurs qu’à la maison, etc.) est déjà suffisamment perturbant, sinon traumatisant, pour la plupart des élèves pianistes.

          Passer d’un instrument à un autre (même en admettant, comme vous le faites, qu’un clavier numérique soit un instrument à part entière et quelles que soient ses « qualités intrinsèques »), c’est un peu comme si vous répétiez avec une clarinette et qu’on vous collait un saxophone entre les mains le jour du cours... Nombre de mes élèves sont dans ce cas, et c’est précisément leur frustration dont j’ai voulu rendre compte ci-dessus.

          Pour quitter le domaine de la musique, la différence entre un clavier synthétique et un piano est très exactement la même que celle qu’il y a entre un jeu vidéo de voitures et la conduite d’une véritable automobile. On peut apprécier le degré de réalisme de la simulation, la taille de l’écran, la fidélité du volant en plastique ou du pédalier, mais à mon sens il serait soit illusoire, soit malhonnête, de prétendre que cela vous prépare effectivement à la situation dans laquelle vous vous trouverez le jour où vous serez sur la route.

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  • Clavinova, mon ami 5 juillet 13:34

    Bonjour à toutes et tous.
    En ce qui me concerne, j’aurais certainement bien aimé un prof de piano qui défend de toutes ses forces son noble instrument.
    Je ne joue pas grand chose au piano, car j’ai eu un prof du type Clavinova, je joue de la guitare pour l’amusement, pour donner un exemple sur mes instrument, il y a Fender, Gibson et autre Martin, je trouve que ca sonne bien mieux que du Chinois, cependant ca porte le même nom, je présume qu’il en est de même pour les pianos.
    Maintenant, il y a les cas par cas, que veut jouer l’élève ????? si c’est pour un groupe, transporter un piano n’est pas simple, ca c’est une autre question, c’est plutôt claviériste, mais je ne pense pas que c’est le même registre.
    Oui Monsieur, j’aurais aimé avoir un prof comme vous, au moins vous donnez la garantie de vouloir transmettre votre savoir, ce n’est pas le cas de tout le monde, que demander de plus.....

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