Bonjour à tous et toutes,
j’écris ce petit mot le dimanche de la fin des vacances, jour des élections municipales (à propos n’oubliez pas d’aller voter, il fait un temps pourri, ça tombe bien).
Tant que j’y pense, vous aurez peut-être remarqué que [Le Site] apparaît maintenant en anglais si l’on n’est pas enregistré. Pour y remédier, j’ai ajouté en haut de la page un petit menu déroulant, juste sous les nénuphars. Je le mettrai peut-être ailleurs à l’avenir, mais c’est déjà mieux que rien.
Les vacances de février se terminent (on est le 9 mars, il serait temps), ainsi que mes longues vacances de prof... Donc j’en profite pour faire un petit mot, histoire de mettre un peu de vie sur ce [Site], qui est resté en léthargie pendant trop longtemps. Ce pour plusieurs raisons : tout d’abord des raisons simplement matérielles, à savoir mon manque de temps et de disponibilité, mais aussi la fermeture du service RadioBlog, sur lequel je comptais pour vous présenter et analyser des chansons.
Le traumatisme du prof de piano
Il y a une autre raison, qui n’est pas étrangère à mon remplacement ces deux derniers mois : c’est qu’enseigner est une charge énorme, qui de temps en temps m’impressionne, voire me décourage — à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’un enseignement par écrit, comme dans le cas de ce site. Les cours en tête-à-tête, c’est une chose ; on fait au mieux, de façon informelle, et il y a toujours une place pour l’hésitation, le repentir, la quête d’une meilleure idée ou d’une meilleure formulation. En revanche, être soumis à un regard extérieur, sinon (pire) au regard public, c’est tout autre chose. Je suis moi-même des plus sévères lorsqu’il m’est donné d’estimer le travail d’un collègue (c’est-à-dire quand un collègue choisit de présenter sa démarche), donc je ne veux pas publier quoi que ce soit qui ne soit pas irréprochable à mes yeux — ou avec quoi je ne sois pas certain d’être entièrement d’accord.
C’est pourquoi j’ai tergiversé si longtemps avant de me résoudre à demander un congé temporaire. Ce qui me faisait hésiter n’était pas — certes non — la perspective du congé en elle-même, mais les deux questions : que vont devenir mes élèves, et qui va me remplacer ? Je ne m’estime pas irremplaçable — mais, j’ose le croire, pas interchangeable à volonté non plus !
Bref. C’est fini aujourd’hui ; dans trois jours je retrouverai avec joie (partagée, j’espère) mes élèves, et ce sera comme si je les avais laissés hier.
Pour moi, du moins.
Valentin