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Un beau cadeau...

jeudi 1er novembre 2007, par Valentin Villenave


Bonjour à tous.

C’est à dessein que je mets le mot "cadeau" dans le titre de cet article, histoire de vous appâter — même s’il y a effectivement un cadeau à la clé. Je ne vous propose pas moins, en effet, qu’une véritable maison à vous, dans laquelle vous pourrez travailler ou vous divertir, communiquer, jouer à des jeux vidéos... et bien d’autres choses encore !

J’ai commencé à rédiger, depuis quelques jours un certain nombre de billets consacrés à des questions générales d’informatique. À l’origine toutes ces notions étaient développées dans le présent article, mais pour ne pas un faire un pavé illisible, j’ai choisi d’éparpiller tout cela de façon plus digeste, et, je l’espère, plus claire.

Rien ne doit venir gâcher, en effet, l’allégresse qui s’empare de moi pendant que j’écris ces quelques mots, et que j’espère vous faire partager dans un instant.

Si je vous dis, comme ça, qu’après une béta annulée pour cause de bugs, la toute dernière version de eyeOS vient de sortir, vous ne sauterez peut-être pas (tout de suite) au plafond.

Vous avez tort.

eyeOS, c’est quoi ?

Pour le cas où vous auriez négligé de cliquer sur le lien Wikipédia ci-dessus (pas grave, je commence à m’y faire), j’espère qu’au moins vous avez reconnu, dans ce nom, les deux lettres capitales O et S, qui, nous l’avons, vu désignent les systèmes d’exploitation.

eyeOS est donc un système d’exploitation. Ou du moins se veut tel. Son nom y fait ouvertement référence, tout comme les noms de systèmes d’exploitations contenant ces deux lettres : ainsi de MacOS, de SunOS, de BeOS, de MS-DOS, de PCLinuxOS, et j’en passe.

Je passe rapidement sur le eye de "eyeOS" ; ce mot, "œil" en français, n’a manifestement aucune signification particulière ici, si ce n’est de faire joli (notez la symétrie interne e-y-e), et de faire signe vers des éléments de design potentiellement intéressants (il y a gros à parier pour que le logo de eyeOS soit en forme d’oeil, voire que l’interface d’eyeOS comporte des icônes en forme d’oeil) ; bref, eyeOS est conçu pour être un nom cool et appétissant.

(D’une façon générale, montrez à un geek comme moi n’importe quel mot se terminant par OS, et il salivera comme un toutou devant .. un os tout neuf — si je puis me permettre le jeu de mots.)

De quoi s’agit-il ?

eyeOS est donc un système d’exploitation.

Mais pas comme les autres.

C’est un système d’exploitation entièrement virtuel, accessible sur le Web.

Je m’explique : tout commence par une simple page Web, que vous ouvrez dans votre navigateur (si vous avez bon goût, ce sera tout sauf Internet Explorer, je le rappelle au passage).

Mais cette page Web ne ressemble pas à ce que vous pourriez attendre.

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Écran de connexion
Vous êtes invités à fournir votre nom et votre mot de passe ; si vous n’en avez pas cliquez sur "Nouvel utilisateur"

Bon, une interface de connection. Pourquoi pas. Vous entrez un nom, appuyez sur Entrée... et là, coup de théâtre :

PNG - 190.5 ko
Le bureau d’eyeOS
notez les icônes sur le Bureau, ainsi que les différentes barres de menus : raccourcis en haut, barre des tâches en bas, et "bouton eyeOS" en bas au centre.

Vous vous retrouvez... sur un véritable système d’exploitation, avec votre Bureau, vos documents, vos menus et vos fenêtres ! Ouvrons-en quelques-unes :

PNG - 169.3 ko
eyeOS en action
C’est une véritable interface multi-fenêtrée : les fenêtres peuvent être déplacées, minimisées, se chevaucher comme ici. Notez l’effet de transparence du "menu eyeOS".

Un vrai bonheur. Comme vous pouvez le voir, des dizaines d’applications sont disponibles.

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Quelques applications
eyeOS est fourni avec un nombre restreint d’applications ; on peut en ajouter bien d’autres, d’un seul clic.

Dans le "menu eyeOS", un panneau de configuration très clair et très simple est accessible :

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Le panneau de configuration
Toutes vos préférences sont configurables, par une interface fort agréable — malheureusement encore partiellement traduite en français.

Notez au passage les quelques modifications que j’ai apportées moi-même : un peu de traduction (l’écran de connexion notamment), et puis un thème graphique à part entière, que vous pouvez sélectionner si vous le souhaitez :

PNG - 203.3 ko
Un autre thème graphique
Toute l’apparence de eyeOS peut être modifiée à volonté ; ici il s’agit d’un thème fait maison à partir du thème original.

Peut-on parler de système d’exploitation ?

C’est la question délicate.

Un système d’exploitation, je l’ai expliqué longuement, se charge en théorie de communiquer avec votre matériel, c’est un logiciel qui est à la fois de bas niveau et de haut niveau.

eyeOS, lui, est exclusivement de (très) haut niveau. Il a besoin pour fonctionner non seulement de votre ordinateur, mais aussi de votre système d’exploitation et même de votre navigateur (tout sauf Internet Explorer, même si eyeOS est partiellement compatible avec ce dernier).

Ce n’est pas tout. Il dépend également du serveur Web sur lequel il est installé (en l’occurrence le mien), c’est-à-dire d’un autre ordinateur, avec un autre système d’exploitation, auquel vous vous connectez pour voir ces pages.

D’un autre côté, eyeOS partage beaucoup de caractéristiques avec les systèmes d’exploitation.

  • il est divisé entre un "kernel" (c’est ainsi que se nomme, dans son code source, les fichiers centraux) et une interface graphique — et au passage, quelle somptueuse interface.
  • il permet d’exécuter des applications, qui vous permettent de saisir et de traiter des données (traitement de texte, tableur, client mail mais aussi lecteur multimédia, jeux vidéos,...)
  • il est : multi-tâches (on peut lancer plusieurs programmes en même temps), multi-utilisateurs (n’importe qui peut se créer un compte et s’en servir, et chaque utilisateur a ses données et ses préférences), etc.
  • enfin, il se caractérise par une API très bien conçue et très aboutie.

Qu’est-ce qu’une API ? c’est une interface de programmation, qui permet aux programmeurs de se simplifier la vie. Tout système d’exploitation a son API. Ainsi, si je veux créer un programme qui s’ouvre dans une fenêtre et écrit un message, au lieu d’écrire, par exemple :

Dessiner boîte blanche de 50x50 pixels
ajouter bordures et petite croix en haut à droite
dans boîte afficher texte "Coucou"

Je peux écrire : DessineBoîte (50,50) ; AfficherMessage "Coucou"

Tel est, en gros, la principale force d’eyeOS : il rend l’écriture de programmes extrêmement facile et rapide. Gageons qu’il ne cessera de se développer dans les années à venir.

Soyons distants !

J’ai déjà expliqué ailleurs la différence fondamentale entre les objets et les données informatiques, dites "immatérielles".

Depuis l’avènement d’Internet, la grande force de ces dernières est leur propension à pouvoir être stockées où l’on veut, en dehors des supports physiques.

Si j’ai un document important, je peux le mettre sur mon ordinateur. Mais ce dernier (surtout si je suis sous Windows) risque de planter, d’effacer accidentellement mon document. Qu’à cela ne tienne : je vais le mettre sur une clé USB. Mais cette clé risque de tomber par terre, de se casser (les clés USB sont très fragile).

Je m’envoie mon fichier par e-mail. À moi-même.

Là, je suis quasiment sûr que ce fichier me parviendra, sans risque.

C’est une illusion, bien sûr. Il faut bien que les données soient stockées quelque part : si mon adresse mail est chez Free.fr, ce sera un serveur chez free, si mon mail est chez Orange, ce sera un serveur de chez orange, etc.

Mais les serveurs de ces entreprises, bien au chaud et à l’abri dans d’immenses Datacenters, presque aussi bien gardés que des bases militaires, seront toujours plus en sûreté que mon ordinateur personnel ou ma clé USB. À plus forte raison si les gérants de ces centres font leur boulot correctement, en procédant eux-même à des sauvegardes journalières.

C’est ce que l’on appelle le stockage distant, par opposition au stockage local que vous pouvez faire sur votre ordinateur.

eyeOS, el Sistema Operatiu de Codi Obert Basat en Web

Avec eyeOS, on passe à une étape supérieure : non seulement mes données sont sur un serveur distant, mais également mon environnement de travail tout entier. Ainsi, si je me trouve en déplacement (je vous écris le présent article de chez mes grands-parents), si mon ordinateur est en panne (c’est également mon cas depuis trois mois), ou si mon chat a cassé mon disque dur externe (ça fait un peu beaucoup à la fois, mais c’est pourtant exactement ma situation), je peux me passer de mon ordinateur, physiquement ; une simple connection me suffira pour pouvoir travailler comme à la maison.

Une anecdote, au passage : je me suis trouvé une fois (c’était il y a quelques mois) dans une situation où l’opéra que j’écrivais depuis deux ans a failli disparaître corps et bien :

  • mon (précédent) ordinateur est tombé en panne (oui, le sort s’acharne contre moi, d’un autre côté c’est un Acer, ceci expliquant cela)
  • le (précédent) disque dur externe sur lequel j’avais fait quelques sauvegardes a été mis hors d’usage par... le chat de ma grand-mère (je n’ai pas d’explication, à part une malédiction incompréhensible)
  • la disque dur de ma Freebox, sur lequel j’avais fait une autre sauvegarde, s’est formaté sans me demander mon avis
  • le système de fichiers de ma (précédente) clé USB s’est corrompu (c’était à l’époque ou ma grand-mère était encore sous Windows, je vous en reparlerai).

Je m’apprêtais déjà à me jeter dans le premier fleuve, torrent, ruisseau venu, quand... je me suis souvenu que j’avais découvert eyeOS quelques semaines plus tôt.

Découvert, installé, testé, adoré.

Et que, pour notamment tester l’envoi de documents, j’avais envoyé le premier dossier qui m’était tombé sous la main... le dossier de mes partitions !

Elles m’attendaient, tranquillement, depuis ce temps-là. Ma carrière n’était donc pas encore achevée.

L’idée d’avoir sur Internet non seulement ses sauvegardes, mais ses données même, ses contacts, ses logiciels, est de plus en plus à la mode : j’en veux pour preuve le succès d’applications web telles que GMail, ou pour les développeurs, CodeIDE.

À vous de jouer !

eyeOS est dans cette mouvance, mais en mieux : plus complet, plus amusant, plus beau, il est surtout LIBRE !

Ce qui me permet de le télécharger librement.

De l’installer librement sur mon serveur.

De modifier librement certains fichiers du code source, notamment pour traduire en français certains textes, rajouter des fichiers explicatifs dans les dossiers des utilisateurs, élaborer un thème graphique, etc.

Ce qui me permet, enfin, de vous proposer aujourd’hui de l’utiliser en toute liberté.

N’hésitez pas à le découvrir, à vous servir des applications proposées, laisser vos documents divers, en toute confidentialité. Vous pouvez créer autant de comptes que vous voulez, sans avoir à donner ni d’adresse mail ni de justification aucune.

Pour ce faire, rendez vous simplement à l’adresse : http://valentin.villenave.info/eyeOS/

Bienvenue chez vous.

Valentin

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1 Message

  • Un beau cadeau...

    2 novembre 2007 21:09, par floyd

    Pour aller plus loin, dans votre navigateur (firefox j’espére) faire F11, et là eyeos passe en pleine écran.

    Encore plus loin, testé pour vous, eyeos reposant sur php5, son code est interprété côté serveur. Ce qiu le rend fonctionnel sur beaucoup de plateformes tel que la PSP (console portable de sony) mais également avec les navigateurs incluent dans les systèmes palmOS. Sur ces deux types de systèmes c’est du bonheur. L’OS hôte démarre quasi instantanément, plus qu’à lancer le lien vers votre eyeOS, et le tour est joué...

    Répondre à ce message


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